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Dimanche 31 Mai 2015  à 11 h 19' 4"

Le compte-rendu du dernier conseil municipal

28 mai 2015

Salle du conseil de la ville de Bandol

Conseil du 28 mai

Les 8 délibérations portées à l’ordre du jour ne semblaient pas présenter matière à polémique. (On ignorait alors que M. Delaud avait posé une question diverse qui a failli passer à la trappe, vu son objet et qu’il assènerait quelques vérités bien senties…)

Aussi s’étonnait-on de la présence d’un caméraman de France 3, appelé de toute évidence à la rescousse par M. Joseph, bien décidé à « créer l’événement », une fois de plus.
Ça n’a pas manqué : encore une attaque en règle contre la première adjointe, sans rapport avec l’objet de la séance.
Cette fois-ci, M. Joseph tenait à informer les Bandolais d’une « tentative de putsch » à son encontre, sans respect de la démocratie, cela va sans dire.

Il expliquait que Mme Quilici lui avait demandé par courrier de mettre à l’ordre du jour une délibération visant à lui retirer 17 de ses délégations, lettre signée par16 conseillers. Ces ennemis du bien public agissant, il nous l’affirme, non dans l’intérêt de Bandol, mais poussés par la soif du pouvoir…

Il présentera cette « motion » lors d’un prochain conseil.

Bien obligé ! M. Joseph est en train de découvrir ce que d’aucuns tentent vainement de lui expliquer depuis des mois : à Bandol, comme partout, le maire ne gère pas la ville selon son bon plaisir, mais sous le contrôle du Conseil Municipal, qui est parfaitement en droit de lui retirer les pouvoirs qu’il lui a confiés en début de mandat (article 2122-22 du code des collectivités territoriales).
Dura lex, sed lex !

Après l’indignation, voici les tentatives de pression, déjà : si les élus lui enlèvent ses délégations, le fonctionnement de la ville, déjà mis à mal, sera perturbé : le conseil sera obligé de se réunir plusieurs fois par mois.

La première adjointe intervient, interrompue sans arrêt par le défenseur de la liberté d’expression… chez les autres.

Elle fait remarquer que ce n’est pas Laetitia Quilici qui a écrit au maire, mais la majorité du conseil.
Elle estime de plus cette démarche légitime et responsable, dans la mesure où les élus sont écartés de la gestion de la ville : ils veulent simplement pouvoir faire leur travail et avancer.

Le maire omet de parler des deux autres délibérations réclamées, qu’il bloque depuis

Quant à la fréquence des conseils, elle n’en est pas gênée si c’est dans l’intérêt de la commune.

Elle rappelle les retraits de délégations répétés, successifs et sans raisons avouées, auxquels depuis des mois, ne cesse de se livrer M. Joseph à l’encontre des élus, et elle s’étonne de son étonnement lorsqu’on veut lui retirer les siennes.

Le maire réplique, elle veut lui répondre : pas question, on va attaquer le conseil sans s’éterniser, dit-il.

Le caméraman s’assoit dans un coin : le reste du conseil ne l’intéresse pas, semble-t-il.

M. Cermolacce annonce le report d’une délibération :
la N°5 (Avenant de prolongation de délégation de service public du port de Bandol), pour la bonne raison que le conseil portuaire n’a pas été réuni avant la séance du Conseil Municipal, comme le veut la loi.

Etonnement de Mme Quilici : « Jeudi dernier, lors de la réunion préparatoire, vous nous avez dit que tout était en règle ! »
Mme Dagord est indignée, ce que prend mal M. Cermolacce.

Tout ça manque de sérieux. L’élu que l’on voit souvent dans la ville, ployant sous le poids des dossiers, est bien en charge du port ? A lui de connaître les règles et de les appliquer.

On rentre enfin dans le vif du sujet.

Délibération N°1 : motion de la commune de Bandol contre la taxe de mouillage dans les aires maritimes protégées.

Cette démarche a de quoi laisser perplexe.

D’abord parce qu’on doute de son incidence sur le vote de l’assemblée nationale.

Ensuite parce que de nombreux élus, dont le maire en tête, ont déjà signé es qualité la pétition du collectif Mer libre, qui rassemble, nous précise-t-on, tous les acteurs de la mer.

Collectif dont Philippe Beissier nous révèle que le président est aussi celui du groupe Bénéteau. Ce qui colore légèrement la démarche d’un aspect commercial.

De plus, M. Palix intervient pour approuver cette motion, tout en dénonçant le mouillage en face de la réserve, qui a détruit les posidonies et pollue les plages.

Mme Logeais demande au maire s’il s’est renseigné auprès du syndicat des communes du littoral, dont Bandol fait partie.
Apparemment pas…

Jean-Pierre Rolland rappelle que quand la ville signe, c’est au nom de 1600 plaisanciers.

Unanimité, mais l’on sent quelques réticences.

La délibération N°2, présentée par Laetitia Quilici, propose l’adhésion de la commune au groupement de commandes lancé par le SYMIELECVAR

L’élue explique que cette procédure est plus intéressante pour l’achat d’électricité et a l’avantage d’alléger le travail des services de la ville.
Unanimité.
Les délibérations 3 et 4 concernent les plages de Bandol.

La commune demande la prolongation de la concession que lui a accordé l’Etat.
Et elle prolonge pour un an celles qu’elle soustraite aux exploitants.

Une nouvelle règlementation est intervenue, qui entraîne quelques difficultés concernant les réseaux.

Jean-Michel Rossi demande à ce propos où en est l’exploitation du Pescadou, au Capélan.

Il se trouve que le Méditerranée ne peut ouvrir cette saison, suite à un incendie.

Ce restaurant est donc provisoirement transféré au Pescadou qui n’a pas encore trouvé preneur.

Unanimité

La N°6 présente une convention avec le conseil départemental pour que celui-ci installe des abris voyageurs pour le réseau Varlib.

Il s’agit d’une régularisation : 2 ont déjà été implantés au Bois Maurin et au Casino.

Unanimité

La dernière délibération, la huitième, concerne le personnel communal : modification du tableau des effectifs.

La commune va créer 17 postes de non-titulaires non- permanents pour surveiller les plages, mais, Mme Quilici le souligne, recruter pour cela du personnel titulaire de la fonction publique n’est pas très cohérent. Et peut se révéler à terme, dangereux.

Elle demande à ce qu’il soit bien indiqué l’alinéa prévu dans la loi, qui précise qu’il s’agit d’emplois occasionnels.
D’autre part, qu’en est-il de la convention signée entre la ville et la SNSM, dont le conseil municipal n’a pas été informé ?

Y a-t-il un aspect financier ? Le maire ne comprend pas.
Y a-t-il eu versement d’une subvention ? Réponse : Non, à une nuance près.

On fait appel au directeur des services au sujet de l’alinéa.
Finalement, on promet de le rajouter.

Voté à l’unanimité.
Le maire lève alors la séance.

Mais Christian Delaud rappelle qu’il a posé une question diverse.
Le maire l’avait oubliée, semble-t-il.

Le public se rassoit.

M. Delaud tient, lui aussi, à informer le conseil des faits suivants : en tant que vice-président du SIVAD, il a eu une entrevue avec M. Joseph début mars, au sujet de la tenue d’une réunion technique de cet organisme à Bandol le 25 mars, avec 60 participants (membres du bureau, élus…).

Il a été convenu de l’octroi d’une salle et de l’invitation des présents à la cantine.

Or, le 20 avril la trésorière a reçu la facture : 426 €.
Le maire avait changé d’avis, sans en informer l’élu.
« Une erreur regrettable », admet M. Joseph.

D’autant plus que grâce au SIVAD, la commune réalise 35 000 € d’économie par an pour son service de restauration ! Fâcheux…

L’élu souligne cette mesquinerie, qui n’arrange guère l’image de marque de Bandol.
Il s’insurge : «Vous n’accordez pas de valeur à la parole donnée ».
Avant de préciser que ce sont 16 membres du conseil qui demandent le retrait des délégations du maire, pas la seule première adjointe. Lui-même a signé, car il n’a plus confiance en M. Joseph.

Et de rappeler que le 19 avril, comme on célébrait les 15 ans de la création des classes de voile au collège, faite par M. Barois pour sauver notre collège de la fermeture, le maire a osé déclarer « La commune soutient la section voile du collège Raimu », alors qu’il leur a refusé l’argent qui manquait pour assurer leur fonctionnement.

Heureusement que Laetitia a fait verser le complément par le conseil général.

« Vous dites blanc, vous faites noir ! »

M. Joseph s’impatiente.

M. Delaud, décidément très remonté, conclut :
« Le discours, c’est facile, et dès que vous êtes dans l’action, vous faites l’inverse de ce que vous dites. La confiance est perdue.»

Le maire n’a pas de réponse à donner, puisque ce n’était pas une question, prétend-il, pensant faire un trait d’humour.

« Et si l’élu n’a plus confiance en lui, ben…tant pis » !

Tant pis pour qui ?


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Dimanche 31 Mai 2015  à 8 h 20' 19"

Le billet du 30 mai

Tout le monde a le droit d’avoir sa propre analyse,

A la suite du conseil municipal du 28 mai, le maire nous donne son point de vue, ce qui est logique. Ce point de vue n’est d’ailleurs pas sans intérêt car il y développe des arguments "miroir", une expression de son moi profond.

Si un regroupement politique se constitue duquel il est exclu, ce n’est pas le pourquoi qui a de l’importance, mais la réponse d’évidence.
Que la loi du plus grand nombre ait action de gouvernance n’est pas une faute, bien au contraire, le problème, son problème est, qu’il n’est pas dans cette majorité.

Quant à s’appesantir sur les ennemis d’hier, il ferait bien de regarder autour de lui et de nous parler et présenter ses nouveaux amis de circonstances.

Puis venir parler de temps perdu, de quoi sourire pour le moins car c’est bien lui qui a voulu et commander la valse des retraits – remises de délégations ; lui qui est obligé selon ses propres paroles d’engager un adjoint pour qu’il lui "mâche" le travail.

Soyons un peu sérieux et n’inversons pas les rôles, sa peur n’est pas que d’autres prennent son siège, sa hantise, c’est que lui, perde son siège. Une sacrée nuance. Et quand il a proposé aux élus de démissionner, ils s’est soigneusement exclu du nombre. C’est clair.

Alors le coup du petit village provençal, … , le résultat des urnes, qu’il commence par respecter celui les institutions de qui il dépend et, du conseil municipal qui l’a élu en premier lieu.

Bonne journée,
Le collectif de rédaction,


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Samedi 30 Mai 2015  à 9 h 11' 59"

Le billet du 29 mai

Un conseil municipal quelque peu surréaliste, on est loin d’une entreprise gérée pour prospérer.

D’abord la télé qui a été requise, par le maire, nul doute. Cela déjà veut bien dire mise en scène, théâtre de boulevard, on est déjà dans les animations de l’été.

- Pour y voir quoi ? un ordre du jour établi depuis une semaine, aux délibérations soigneusement choisies, et on aurait pu le penser, exemptes de remarques prêtant à discussions. Enfin presque !:

Sur la première délibération, une motion – une habitude – où il faut accepter ou pas, un décret national en cours de discussions, présenté par le gouvernement, et qui est en navette entre l’Assemblée Nationale et le Sénat. Il faut dire que le sujet est porteur, il s’agit d’une taxe que devraient payer … les plaisanciers. Sauf que, Bandol n’est pas directement concerné, je le répète, politiquement le sujet est porteur ; et là de découvrir qu’une association prône une pétition et que nombre de personnes, politiques ou non, de tout poil, ont déjà signé cette pétition, le maire en tête. On a envie de dire, ça occupe.

La seconde délibération, adhésion de la commune à une société de groupement pour l’achat d’électricité suite à l’ouverture du marché à la concurrence. Ok.

La troisième et la quatrième délibération, le règlement est complexe, les intervenants impliqués ont des intérêts divergents, certaines réponses n’arriveront qu’au second semestre. Il est donc nécessaire de prolonger d’un an les concessions. Ok.

La délibération n°5 avait pour objet le port et ce qui s’y rattache, sujet très important il y a encore une semaine – pfff – aujourd’hui le maire demande le retrait de cette délibération, un tel revirement n’a pas lieu sans raison, voilà, c’est comme ça. Heureusement la caméra était déjà partie.

Délibération n°6, implantation d’abris voyageurs fournis par le département, régularisation.

Délibération n°7, personnel communal et modification du tableau des effectifs, délibération qui prête à ambigüité malgré un rapide échange d’informations en séance ; titulaire non permanent sur un poste de fonctionnaire. Délibération votée après modification du texte.

- Monsieur C. Delaud avait demandé l’inscription d’une communication qui a bien failli passer à la trappe tant le maire avait hâte de clore la séance. Le public est rattrapé par la manche et la parole donnée à C.Delaud, ce dernier a simplement dit combien l’attitude du maire avait été déplorable lors de la réception des délégués de la SIVAAD, ou après avoir dit non, puis oui, il a finalement facturé les repas à la délégation : 428€.
Syndicat intercommunal qui l’an passé avait fait gagner 35000€ à la commune. Le déplorable de "l’histoire", le ridicule de la situation, une parole de chiffon, une perte de confiance, vous connaissez paroles et musique.

- Mais non, je n’allais pas l’oublier, la désormais "déclaration préliminaire du maire"’, d’où la télévision ; il faut dire que celle là elle vaut intérêt.

En effet, et bien que la déclaration soigneusement préparée tourneboule la vérité comme il est désormais de coutume, le maire a annoncé avoir reçu un courrier signé par 16 élus, adjoints et conseillers municipaux, lui demandant d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal, la demande de mise au vote, du retrait d’une partie des délégations que ce même conseil municipal lui avait accordé. Articles xxx à l’appui. Clouant comme il est désormais d’usage L. Quilici à la vindicte populaire. Ici encore une habitude devenue naturelle et par là même inaudible.

En fait, un retour aux sources, le CM reprendrait la main et ce n’est pas la menace de le réunir plusieurs fois par mois qui effraie les élus – chantage comme mode de gouvernance, au point où il en est …

Beaucoup de choses à dire encore,
Bonne journée

Le collectif de rédaction


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