Initialisation
Aimer BandolActu, c'est ici !

Inscrivez vous à la newsletter

Mercredi 3 Juin 2015  à 6 h 53' 35"

Un nouveau mode de gouvernance

3 juin 2015

Bandol bloquée ?

Un nouveau mode de gouvernance pour débloquer Bandol
Pourquoi le conseil municipal veut-il reprendre les délégations qu’il a confiées au Maire ?

En début de mandat, le conseil municipal transfère au maire un certain nombre de délégations, afin de faciliter la gestion de la commune sans qu’il soit besoin de toujours consulter les élus. Bien évidemment, cet acte par lequel le conseil se dessaisit de certaines de ses compétences suppose une entière confiance dans le premier magistrat.

En avril 2014, en accordant à M. Joseph 24 délégations, nous pensions que les élus seraient associés à ses décisions, consultés ou pour le moins informés, dans le respect des engagements qu’il avait pris.

Or, que constatons-nous depuis des mois ?

Le maire reste sourd à nos demandes répétées de faire participer les élus à la gestion de la ville et aux orientations et priorités qu’il convient de définir pour l’avenir de Bandol.

Et la seule solution qu’il ait trouvée pour préserver son pouvoir absolu a été de vouloir changer de majorité, puis devant l’échec de cette tentative, de priver 12 élus de sa majorité de toute possibilité de travailler pour notre commune en leur enlevant tous les moyens de le faire (retraits de délégations, de bureaux, etc) et en rejetant systématiquement leurs initiatives et leurs propositions.
Nous ne pouvons rester plus longtemps sans réaction devant l’(in)action du maire, l’incohérence de ses choix, lourdement préjudiciables aux intérêts de Bandol et, contraires aux engagements pris devant les électeurs.

Quel projet d’ensemble pour la Ville ? Quels moyens mis en œuvre pour la redynamiser ? Quelle politique du logement ? Où sont la transparence promise et le respect de l’éthique ? Nous avons largement expliqué les raisons qui nous ont poussés à refuser le budget.

Nous n’avons plus aucune confiance en M. Joseph qui a consacré son temps et son énergie à nourrir la polémique, détruire sa majorité, au lieu de se consacrer à la commune.
Dans ces conditions, et parce qu’ils se préoccupent essentiellement de leur ville, il est parfaitement légitime que 16 élus du Conseil municipal veuillent dessaisir le maire des délégations qu’ils lui ont confiées en début de mandat.

Comment la ville va-t-elle fonctionner ?

Concrètement, ce sera au conseil municipal de reprendre en main la gestion de la ville, en redevenant force de proposition et en reprenant les pouvoirs de décision qui sont les siens et tels que définis dans les textes institutionnels.
Le conseil municipal se réunira donc chaque fois que nécessaire pour débattre et décider démocratiquement et en toute transparence des choix importants pour l'avenir de la Ville et les mettre en œuvre.

Chaque fois que nous le jugerons utile, nous ferons inscrire à l'ordre du jour des délibérations permettant des actions dans l'intérêt des Bandolais (comités de quartier, aménagement urbain, activités économiques...) pour passer outre le blocage du maire.

Ainsi le prochain conseil examinera, à notre demande, la création d'un groupe de travail pour déterminer le fonctionnement des commissions extra-municipales, que nous réclamons en vain depuis des mois.

Également, la signature d'une convention de partenariat avec la chambre de commerce et d'industrie du Var qui permettra un accompagnement administratif pour la structuration de l'association des commerçants et des acteurs économiques, et aussi des aides financières pour l'organisation de manifestations – partenariat refusé par le maire sous des prétextes farfelus.

Il est temps, au bout d’un an de stagnation, d’aller de l’avant.
Ce nouveau mode de gouvernance permettra de débloquer Bandol, de tenir nos engagements vis à vis des Bandolais et d'impulser enfin des actions ambitieuses pour notre ville.


cliquer sur une image pour l'agrandir
Dimanche 31 Mai 2015  à 11 h 19' 4"

Le compte-rendu du dernier conseil municipal

28 mai 2015

Salle du conseil de la ville de Bandol

Conseil du 28 mai

Les 8 délibérations portées à l’ordre du jour ne semblaient pas présenter matière à polémique. (On ignorait alors que M. Delaud avait posé une question diverse qui a failli passer à la trappe, vu son objet et qu’il assènerait quelques vérités bien senties…)

Aussi s’étonnait-on de la présence d’un caméraman de France 3, appelé de toute évidence à la rescousse par M. Joseph, bien décidé à « créer l’événement », une fois de plus.
Ça n’a pas manqué : encore une attaque en règle contre la première adjointe, sans rapport avec l’objet de la séance.
Cette fois-ci, M. Joseph tenait à informer les Bandolais d’une « tentative de putsch » à son encontre, sans respect de la démocratie, cela va sans dire.

Il expliquait que Mme Quilici lui avait demandé par courrier de mettre à l’ordre du jour une délibération visant à lui retirer 17 de ses délégations, lettre signée par16 conseillers. Ces ennemis du bien public agissant, il nous l’affirme, non dans l’intérêt de Bandol, mais poussés par la soif du pouvoir…

Il présentera cette « motion » lors d’un prochain conseil.

Bien obligé ! M. Joseph est en train de découvrir ce que d’aucuns tentent vainement de lui expliquer depuis des mois : à Bandol, comme partout, le maire ne gère pas la ville selon son bon plaisir, mais sous le contrôle du Conseil Municipal, qui est parfaitement en droit de lui retirer les pouvoirs qu’il lui a confiés en début de mandat (article 2122-22 du code des collectivités territoriales).
Dura lex, sed lex !

Après l’indignation, voici les tentatives de pression, déjà : si les élus lui enlèvent ses délégations, le fonctionnement de la ville, déjà mis à mal, sera perturbé : le conseil sera obligé de se réunir plusieurs fois par mois.

La première adjointe intervient, interrompue sans arrêt par le défenseur de la liberté d’expression… chez les autres.

Elle fait remarquer que ce n’est pas Laetitia Quilici qui a écrit au maire, mais la majorité du conseil.
Elle estime de plus cette démarche légitime et responsable, dans la mesure où les élus sont écartés de la gestion de la ville : ils veulent simplement pouvoir faire leur travail et avancer.

Le maire omet de parler des deux autres délibérations réclamées, qu’il bloque depuis

Quant à la fréquence des conseils, elle n’en est pas gênée si c’est dans l’intérêt de la commune.

Elle rappelle les retraits de délégations répétés, successifs et sans raisons avouées, auxquels depuis des mois, ne cesse de se livrer M. Joseph à l’encontre des élus, et elle s’étonne de son étonnement lorsqu’on veut lui retirer les siennes.

Le maire réplique, elle veut lui répondre : pas question, on va attaquer le conseil sans s’éterniser, dit-il.

Le caméraman s’assoit dans un coin : le reste du conseil ne l’intéresse pas, semble-t-il.

M. Cermolacce annonce le report d’une délibération :
la N°5 (Avenant de prolongation de délégation de service public du port de Bandol), pour la bonne raison que le conseil portuaire n’a pas été réuni avant la séance du Conseil Municipal, comme le veut la loi.

Etonnement de Mme Quilici : « Jeudi dernier, lors de la réunion préparatoire, vous nous avez dit que tout était en règle ! »
Mme Dagord est indignée, ce que prend mal M. Cermolacce.

Tout ça manque de sérieux. L’élu que l’on voit souvent dans la ville, ployant sous le poids des dossiers, est bien en charge du port ? A lui de connaître les règles et de les appliquer.

On rentre enfin dans le vif du sujet.

Délibération N°1 : motion de la commune de Bandol contre la taxe de mouillage dans les aires maritimes protégées.

Cette démarche a de quoi laisser perplexe.

D’abord parce qu’on doute de son incidence sur le vote de l’assemblée nationale.

Ensuite parce que de nombreux élus, dont le maire en tête, ont déjà signé es qualité la pétition du collectif Mer libre, qui rassemble, nous précise-t-on, tous les acteurs de la mer.

Collectif dont Philippe Beissier nous révèle que le président est aussi celui du groupe Bénéteau. Ce qui colore légèrement la démarche d’un aspect commercial.

De plus, M. Palix intervient pour approuver cette motion, tout en dénonçant le mouillage en face de la réserve, qui a détruit les posidonies et pollue les plages.

Mme Logeais demande au maire s’il s’est renseigné auprès du syndicat des communes du littoral, dont Bandol fait partie.
Apparemment pas…

Jean-Pierre Rolland rappelle que quand la ville signe, c’est au nom de 1600 plaisanciers.

Unanimité, mais l’on sent quelques réticences.

La délibération N°2, présentée par Laetitia Quilici, propose l’adhésion de la commune au groupement de commandes lancé par le SYMIELECVAR

L’élue explique que cette procédure est plus intéressante pour l’achat d’électricité et a l’avantage d’alléger le travail des services de la ville.
Unanimité.
Les délibérations 3 et 4 concernent les plages de Bandol.

La commune demande la prolongation de la concession que lui a accordé l’Etat.
Et elle prolonge pour un an celles qu’elle soustraite aux exploitants.

Une nouvelle règlementation est intervenue, qui entraîne quelques difficultés concernant les réseaux.

Jean-Michel Rossi demande à ce propos où en est l’exploitation du Pescadou, au Capélan.

Il se trouve que le Méditerranée ne peut ouvrir cette saison, suite à un incendie.

Ce restaurant est donc provisoirement transféré au Pescadou qui n’a pas encore trouvé preneur.

Unanimité

La N°6 présente une convention avec le conseil départemental pour que celui-ci installe des abris voyageurs pour le réseau Varlib.

Il s’agit d’une régularisation : 2 ont déjà été implantés au Bois Maurin et au Casino.

Unanimité

La dernière délibération, la huitième, concerne le personnel communal : modification du tableau des effectifs.

La commune va créer 17 postes de non-titulaires non- permanents pour surveiller les plages, mais, Mme Quilici le souligne, recruter pour cela du personnel titulaire de la fonction publique n’est pas très cohérent. Et peut se révéler à terme, dangereux.

Elle demande à ce qu’il soit bien indiqué l’alinéa prévu dans la loi, qui précise qu’il s’agit d’emplois occasionnels.
D’autre part, qu’en est-il de la convention signée entre la ville et la SNSM, dont le conseil municipal n’a pas été informé ?

Y a-t-il un aspect financier ? Le maire ne comprend pas.
Y a-t-il eu versement d’une subvention ? Réponse : Non, à une nuance près.

On fait appel au directeur des services au sujet de l’alinéa.
Finalement, on promet de le rajouter.

Voté à l’unanimité.
Le maire lève alors la séance.

Mais Christian Delaud rappelle qu’il a posé une question diverse.
Le maire l’avait oubliée, semble-t-il.

Le public se rassoit.

M. Delaud tient, lui aussi, à informer le conseil des faits suivants : en tant que vice-président du SIVAD, il a eu une entrevue avec M. Joseph début mars, au sujet de la tenue d’une réunion technique de cet organisme à Bandol le 25 mars, avec 60 participants (membres du bureau, élus…).

Il a été convenu de l’octroi d’une salle et de l’invitation des présents à la cantine.

Or, le 20 avril la trésorière a reçu la facture : 426 €.
Le maire avait changé d’avis, sans en informer l’élu.
« Une erreur regrettable », admet M. Joseph.

D’autant plus que grâce au SIVAD, la commune réalise 35 000 € d’économie par an pour son service de restauration ! Fâcheux…

L’élu souligne cette mesquinerie, qui n’arrange guère l’image de marque de Bandol.
Il s’insurge : «Vous n’accordez pas de valeur à la parole donnée ».
Avant de préciser que ce sont 16 membres du conseil qui demandent le retrait des délégations du maire, pas la seule première adjointe. Lui-même a signé, car il n’a plus confiance en M. Joseph.

Et de rappeler que le 19 avril, comme on célébrait les 15 ans de la création des classes de voile au collège, faite par M. Barois pour sauver notre collège de la fermeture, le maire a osé déclarer « La commune soutient la section voile du collège Raimu », alors qu’il leur a refusé l’argent qui manquait pour assurer leur fonctionnement.

Heureusement que Laetitia a fait verser le complément par le conseil général.

« Vous dites blanc, vous faites noir ! »

M. Joseph s’impatiente.

M. Delaud, décidément très remonté, conclut :
« Le discours, c’est facile, et dès que vous êtes dans l’action, vous faites l’inverse de ce que vous dites. La confiance est perdue.»

Le maire n’a pas de réponse à donner, puisque ce n’était pas une question, prétend-il, pensant faire un trait d’humour.

« Et si l’élu n’a plus confiance en lui, ben…tant pis » !

Tant pis pour qui ?


cliquer sur une image pour l'agrandir
Dimanche 31 Mai 2015  à 8 h 20' 19"

Le billet du 30 mai

Tout le monde a le droit d’avoir sa propre analyse,

A la suite du conseil municipal du 28 mai, le maire nous donne son point de vue, ce qui est logique. Ce point de vue n’est d’ailleurs pas sans intérêt car il y développe des arguments "miroir", une expression de son moi profond.

Si un regroupement politique se constitue duquel il est exclu, ce n’est pas le pourquoi qui a de l’importance, mais la réponse d’évidence.
Que la loi du plus grand nombre ait action de gouvernance n’est pas une faute, bien au contraire, le problème, son problème est, qu’il n’est pas dans cette majorité.

Quant à s’appesantir sur les ennemis d’hier, il ferait bien de regarder autour de lui et de nous parler et présenter ses nouveaux amis de circonstances.

Puis venir parler de temps perdu, de quoi sourire pour le moins car c’est bien lui qui a voulu et commander la valse des retraits – remises de délégations ; lui qui est obligé selon ses propres paroles d’engager un adjoint pour qu’il lui "mâche" le travail.

Soyons un peu sérieux et n’inversons pas les rôles, sa peur n’est pas que d’autres prennent son siège, sa hantise, c’est que lui, perde son siège. Une sacrée nuance. Et quand il a proposé aux élus de démissionner, ils s’est soigneusement exclu du nombre. C’est clair.

Alors le coup du petit village provençal, … , le résultat des urnes, qu’il commence par respecter celui les institutions de qui il dépend et, du conseil municipal qui l’a élu en premier lieu.

Bonne journée,
Le collectif de rédaction,


cliquer sur une image pour l'agrandir